Pourquoi participer aux activités du ReD ? Pourquoi aider à l’organisation de ces activités ? Peut-être vous demandez-vous à quoi ça peut bien servir. Peut-être essuyez-vous le refus de votre Promoteur qui pense que « faire de la recherche est plus important ». Oui, mais …

Dans ce texte, je vous propose de retracer la (courte) histoire du ReD, d’expliquer pourquoi le ReD est quelque peu en danger, et surtout, vous expliquer pourquoi votre participation lui sera bénéfique, mais surtout VOUS sera bénéfique.

Le ReD est une jeune association qui a adopté ses statuts un tout petit peu avant que je la rejoigne, fin 2009. Ces statuts ont été validés par le CA de l’Université, reconnaissant ainsi le ReD comme entité gravitant autour de l’Institution, et financé par elle (au travers de la Commission de la Vie Étudiante).

Ces statuts ont servi à formaliser (essentiellement) 2 choses :

  • Le ReD s’articule autour de 4 Coordinateurs, élus pour une année académique, qui ont un rôle transversal vis-à-vis de ses activités (coordination générale, communication, trésorerie/logistique et participation). Il n’y a pas de poste officiel pour l’organisation d’événements du ReD (Rentrée, Doc’Cafés, …), cela pour offrir une structure plus flexible.
  • Le rôle de Relais du ReD comme représentant officiel des doctorants au sein de l’Institution. Ils siègent au Conseil du Doctorat. Deux doctorants sont également membre du Bureau du Doctorat (si le Conseil était un Parlement, le Bureau serait son gouvernement).

Mes années de thèse maintenant derrière moi, j’ai pu constater certains effets pervers de cette organisation :

  • Il est de plus en plus difficile de trouver des personnes pour l’organisation d’événements ponctuels. L’effet pervers est qu’un noyau restreint de doctorants porte le projet à bout de bras. Il s’agit d’un cercle vicieux, car les autres doctorants craignent de rejoindre le ReD, de peur de crouler sous les tâches à effectuer. Comme le noyau se restreint de plus en plus de manière naturelle (les doctorants sont amenés à devenir docteur et à quitter l’Institution), l’organisation s’étrangle. Or, si 50 doctorants étaient prêt à donner ne serait-ce qu’UNE heure de leur temps, on pourrait faire tourner la machine plein pot. Et, bien entendu, créer de nouvelles activités de l’aide supplémentaire (le budget et les idées ne manquent pas).
  • A quelques exceptions près, les doctorants qui rejoignent l’organisation le font parce qu’ils y connaissent déjà quelqu’un. Cela donne l’impression que le ReD est fermé sur lui-même, ce qui est absolument faux. Mais il faut bien dire que l’essentiel des coordinateurs ces dernières années était soit en math soit en ingé (merci aux littéraires qui ont lutté contre cette hégémonie ;-) ). Il est évidemment compliqué pour les membres du ReD de recruter hors de leur entourage habituel de travail. Mais jamais une bonne volonté n’a été refusée dans l’organisation !
  • Les Relais abandonnent de plus en plus leur mission de … relais entre les doctorants et le ReD. Puisque seul le lien entre Relais et Conseil est établi formellement, les Relais oublient qu’ils peuvent également aider le ReD en relayant son message dans les labos. Si la newsletter du ReD arrive effectivement dans toutes les boites mail des doctorants, elle est encore très peu ouverte et lue (la faute au spam institutionnel, probablement).

Il faut que les doctorants réalisent qu’ils risquent bien à court terme de perdre un fabuleux outil de networking, de formation, et d’animation de la vie doctorale. Cet article , qui m’a inspiré la rédaction de ce texte, décrit les compétences clés des docteurs pour l’après, la vie professionnelle. Suivant votre propre environnement, il se peut que vous développiez certaines de ces compétences mieux que d’autres. J’en relève ici quelques unes :

  • Souplesse, adaptabilité, mobilité, rapidité
  • Habitude de travail transversal, interdisciplinaire et inter-culturel
  • Créativité, travail prospectif et démarche innovante
  • Maîtrise de la gestion du projet
  • Responsabilités multiples et importantes
  • Capacité de conviction, d’argument, de négociation
  • Capacité relationnelle
  • Capacité de communication
  • Motivation, détermination, persévérance, courage, passion
  • Respect, attention, compréhension, circonspection

Pourquoi celles-là ? Parce que sans aucun doute, le ReD m’a permis de les développer. Certes, pas que le ReD, mais tout de même. Or, lors d’un entretien d’embauche, il ne suffira pas, par exemple, de dire que vous êtes capable d’animer une réunion, il faudra le prouver ! Avoir des anecdotes qui appuient ce que vous avancez est indispensable. Vous voyez ? Le ReD est bon pour votre CV !

C’est sûr que l’argument du CV ne parlera probablement que peu à votre promoteur (je rêve d’un temps où le promoteur encourage son doctorant à pointer le bout du nez en dehors de son bureau …). Mais souvenez-vous que vous êtes maître de votre projet professionnel. Et, au final, que représentent quelques après-midi dans 4 années de thèse ? Je plaide donc pour que chacun contribue à l’organisation d’UNE (même pas nécessaire de faire plus) activité au cours de sa thèse (et plus si affinité bien sûr). Ces quelques heures ne seront pas de trop lorsque vous serez face aux recruteurs.

Et puis, ne l’oublions pas, le ReD, ce n’est pas que du sérieux ! C’est aussi des rencontres, des amitiés, du soutien quand ça va mal, de la joie quand ça va bien, et plus encore.

Je souhaite au ReD la plus longue vie possible !

Cédric André
Coordinateur Général (2012-2013)